De Standaard lance une édition francophone : ‘De Standaard en français’
Ce jeudi 4 décembre, De Standaard ne paraît pas uniquement en néerlandais, et ce pour la toute première fois. Exactement 107 ans après la première date de parution du Standaard, nous lançons une édition francophone, appelée ‘DeStandaard en français’. Chaque matin, nous sélectionnerons les articles les plus pertinents dans le journal du matin pour les rassembler dans une publication numérique innovante sur standaard.be/fr. Quiconque nous communique son adresse mail les recevra chaque matin dans sa boîte de réception.
Afin que nous puissions mieux nous connaître, nous offrons les trois premiers mois gratuitement.
« Désormais, nous proposons donc aussi De Standaard aux lecteurs francophones à Bruxelles et en Wallonie, parce que nous estimons qu’il est journalistiquement pertinent d’être disponible pour tous les Belges. Cette pertinence découle de la manière dont le monde a changé. Depuis un certain temps déjà, les plus grands défis viennent de l’extérieur de la Belgique. Pensez aux discussions concernant les milliards pour la Défense, à Euroclear, aux barrières commerciales ou à l’attitude envers Gaza et Israël. Ces questions sont tranchées au niveau européen et, surtout, au niveau fédéral, où ont lieu des débats acharnés sur le budget, les nombreuses réformes des pensions ou des allocations de chômage, sur la sécurité sociale, la justice ou encore la migration. Dans ces débats, il n’y a pas de lignes de fracture claires entre les préoccupations et intérêts flamands et francophones. Le journalisme que propose De Standaard sur ces questions n’est donc pas pertinent uniquement pour les Flamands. Le fait que, dans ce contexte national et international pressant, aucun média national ne soit disponible, nous apparaît comme un déficit démocratique croissant. Nous tenons à assumer nos responsabilités à cet égard. »
Les articles dans l’édition francophone sont les mêmes que dans l’édition néerlandophone. Avec l’aide de l’intelligence artificielle, une équipe de journalistes bilingues traduit ces derniers dans un français culturellement sensible. L’offre est triée sur le volet par les responsables de l’information qui gèrent toutes les publications du Standaard, et est clôturée en même temps que le journal néerlandophone. En français, nous reflétons la portée de la couverture dans DeStandaard et nous traduisons donc également du journalisme personnel, beaucoup de sujets culturels, des conseils pratiques, des opinions et du lifestyle.
Parmi les journaux de qualité en Belgique, De Standaard est de loin le plus grand, grâce à la croissance constante du nombre d’abonnés ces dernières années. Cela nous permet de mettre sur pied une rédaction forte et de mener l’enquête de manière approfondie, de beaucoup voyager et d’écrire avec une plume acérée. Chaque jour, nous planchons sur De Standaard avec quelque 160 journalistes. Des dizaines de photographes, créateurs de vidéos, chroniqueurs, critiques, créateurs de podcasts et illustrateurs renforcent cette équipe.
Fin 2020, la rédaction a déménagé vers le centre de Bruxelles, à côté de la Gare Centrale, et c’était comme rentrer à la maison. Longtemps, De Standaard a opéré depuis le boulevard Jacqmain à Bruxelles, et nous revoilà à proximité du parlement et de la rue de la Loi, entre les QG des banques, à deux pas de l’Union européenne, au beau milieu des nombreuses maisons culturelles bruxelloises.
Qui nous sommes, se décrit toutefois le plus facilement à travers qui est notre lecteur. Celui-ci partage deux qualités : d’une part, une curiosité sans limites, avec un esprit libre et intellectuellement aventureux, et, de l’autre, un sens de responsabilité. Nos lecteurs assument cette responsabilité, en tant qu’enseignant.e, avocat.e ou étudiant.e, en tant qu’individus qui font attention au monde extérieur à eux. Nous sommes donc un journal avec un autre accent, un journal destiné aux lecteurs aventureux, un journal où le contenu passe toujours avant tout.
Nous sommes conscients que l’évolution du Standaard vers le bilinguisme prête le flanc à une interprétation politique. Or, nous n’avons pas d’objectif politique ; nous fournissons de l’information. Il est plutôt ironique que ce soit un gouvernement fédéral dirigé par le nationaliste flamand le plus important de l’histoire récente de ce mouvement qui accélère la détente communautaire de la dernière décennie. Les résultats du dernier scrutin et la composition et les attributions du gouvernement illustrent que nous nous dirigeons vers un phase suivante, plus mature du fédéralisme. Il appartient aux forces politiques d’orienter cette évolution. Nous avons pour mission de saisir ces mouvements, et le monde, le plus fidèlement possible. En ouvrant désormais notre journalisme aux lecteurs francophones également, nous avons d’autant plus ce défi à l’esprit.
Bientôt plus d’infos sur les possibilités commerciales.